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CONFINEMENT - Semaine 3


Chers amis,


D’abord, je voudrais vous dire ma fierté d’être Bollénois. Le confinement pose bien sûr souvent des problèmes pratiques, une organisation compliquée, parfois même une vraie détresse sociale. Et en même temps, je suis souvent frappé par cette solidarité qui se manifeste, partout, dans notre ville. Dans le cercle familial, bien sûr, ou entre voisins – mais aussi entre ceux qui pouvaient, jusqu’hier, se croiser dans la rue sans se dire bonjour, sans même se voir.


La plateforme de l’interco « Solidarités citoyennes » fonctionne à plein, je sais que certains d’entre vous, comme Joel Racamier et Jean-Yves Maréchal, y ont déjà aidé ceux qui en avaient besoin. Je pense aussi au groupe Facebook “Entraide confinement Bollène”, qui fourmille de ces beaux gestes, gratuits pour celui qui les proposent, tellement précieux pour ceux qui en bénéficient. Je pense, surtout, à tous ceux qui, dans l’ombre ou en pleine lumière, aident comme ils peuvent, qui pour des courses, qui pour un service, qui pour fabriquer artisanalement ces masques qui nous manquent tant. Merci !


L’épidémie passera – elle aura laissé derrière elle son lit de souffrances. Des Bollénois sont décédés, d’autres sont touchés, et je leur apporte tout mon soutien, ainsi qu’à leurs familles et leurs proches.

Ce qui ne devra pas passer, en revanche, c’est cet esprit solidaire qui nous anime, aujourd’hui. Prendre soin des autres, en ce moment, c’est aussi prendre soin de nous, c’est préserver cette étincelle qui permettra de rassembler Bollène et les Bollénois, demain.

Chacun d’entre nous a son rôle à jouer, individuellement. Et collectivement, nous devons pouvoir compter sur les élus, les responsables, les institutions, des plus locales jusqu’au sommet de l’Etat.


Après la crise, je vous dirai les difficultés que j’ai eu pour mettre en place ce centre de consultation Covid-19 qui ouvrira mardi prochain à Bollène. Je raconterai les bâtons que certains ont voulu jeter dans nos roues, soit par intérêt politicien, soit au nom d’un formalisme administratif que l’urgence sanitaire rend caduque. Je raconterai l’énergie déployée, par les médecins, les infirmières, les agents de l’interco… et jusqu’à Monsieur le Préfet, pour qu’enfin, dès mardi prochain, ce centre puisse accueillir, sur rdv pris par leur médecin, les patients dans les meilleures conditions possibles.


Après la crise, il nous faudra reprendre la vie normale – mais que de dégâts aura fait ce virus ! Dégâts humains, tristement. Mais aussi gâchis économique, avec ces entreprises en difficulté aujourd’hui, ces emplois menacés. Là encore, il est vital qu’elles soient accompagnées par les pouvoirs publics. Localement, j’y prends ma part, avec mes moyens, mais ça ne suffira pas. Là encore, les procédures technocratiques doivent être accélérées, surtout pour les Très Petites Entreprises, les indépendants, les artisans : il faut les sauver aujourd’hui et continuer de les accompagner demain, quand l’activité reprendra dans un paysage qui ne ressemblera pas à celui qu’il était hier.


Les historiens nous enseignent que les crises, les guerres, les épidémies, font souvent ressortir le meilleur ou le pire chez chacun d’entre nous.

Je veux croire qu’à Bollène au moins, ce sera le meilleur qui l’emportera, la solidarité individuelle et collective.


Prenez soin de vous et de vos proches !


Très fidèlement,


Anthony ZILIO

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